Il est impossible d’occulter la journée d’hier 06 Novembre, où deux événements marquent la vie de cette Nation :
- un consensus, ou un début de consensus en ce qui concerne les accords politiques pour la sortie de crise à Madagascar,
- et un souvenir douloureux de cette date par rapport à la destruction du Rova de Manjakamiadana voici quatorze ans.
Nous nous retrouvons également avec six “Présidents”, à entendre par là: le Président de la Transition, les Co-Présidents du Conseil de la Présidence de la Transition (Désolé, on ne pouvait pas faire plus simple) avec les trois ex Présidents de la République.
Peut-on espérer une reconstruction de la Nation, à travers cette sortie de crise annoncée? Peut-on parler d’une véritable reconstruction du Rova, en entendant que les gros travaux sont en passe d’être terminés, et que la prochaine phase sera celle de la finition?
Où il y a de la vie, il y a de l’espoir, disait Miguel de Cervantès. Mais Pythagore nous ramène à une réalité en avertissant : “N’entretiens pas l’espoir sur ce qui ne peut être espéré”.
Le Rova sera un jour reconstruit, mais l’âme des lieux a été irrémédiablement détruit durant l’incendie. La Transition serait en passe d’être remise sur les rails, mais sans des actes concrets pour une paix sociale, une restauration des valeurs, et une remise en confiance des Citoyens, ainsi qu’une démonstration dans les mois qui viennent que Addis-Abeba n’était point un partage de gâteaux mais que c’était une véritable communion de vues pour rétablir la paix et retrouver une base sociale et institutionnelle saine, nous ne pourrons pas parler de refondation. Car il s’agit bien cette fois-ci d’une refondation, les bases étant détruites.
Comme le disait Nicolas Machiavel, “en politique, le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal”. La responsabilité civique amène à souhaiter que le moindre mal ait été trouvé et à inviter tout un chacun à contribuer, chacun dans son milieu et son environnement, pour un Madagascar apaisé, uni.
Nous ré entrons certainement dans une période analogue à la première partie du XXème siècle, à la recherche de ce que nous avons perdu : MITADY NY VERY.